Association des anciens élèves du collège Sainte-Marie
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ACTIVITÉS

Évènements spéciaux

Commémoration "Le Sainte-Marie joue au football",
24 mai 2022

 

1.  Introduction à l'évènement   (Jacques Perron, C. 63, président)

2.  Présentation du projet et du cahier   (Pierre P. Tremblay, C. 66)

 

3.  Hommage aux premiers artisans    (Pierre P. Tremblay, C, 66)

 

4Souvenirs de la soirée    (Photos et vidéo)

 


  

Introduction à l'évènement


Le moment est arrivé, dans cette Fête annuelle, de passer à la thématique de cette soirée, le football au collège.

C'est un improbable professeur de Sciences Po. à l'UQAM, maintenant retraité, Pierre P. Tremblay, C. 66, qui nous a approchés pour nous proposer d'être le fer de lance d'un ouvrage sur le sujet. Le temps d'un botté de précision, il nous a convaincus qu'il avait le matériel, la disponibilité et la façon de procéder pour mener à bien ce projet.

 

En un rien de temps, il a produit un manuscrit et a rassemblé photos et documents d'archives. Nous avons d'emblée décidé de publier le tout sous forme d'un cahier qui fait une bonne centaine de pages et qui vous sera remis à la sortie de la salle.

Je n'ai pas vérifié les résultats académiques de Pierre au collège, ni ses statistiques personnelles sur le terrain de football. Par contre, je suivais à l'époque les activités des Chevaliers Bleus, en partie parce qu'on y allait en autobus mixte ! La performance sportive nous intéressait, mais aussi "le voyage" !

Quoiqu'il en soit, en témoignage de notre appréciation, il me fait plaisir de lui remettre le premier des chandails que nous attribuerons ce soir aux pionniers de ce sport au collège, arborant le numéro qu'il portait à l'époque, le 34. Pierre mérite pleinement le chandail de l'équipe des Chevaliers Bleus, pour en avoir perpétué l'histoire dans le livre qu'il nous offre.

Je cède la parole à Pierre pour nous parler de sa démarche et de son ouvrage.

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"Le Sainte-Marie joue au Football"  -  projet et cahier

 

Claude Léveillée (1961) nous chantait, dans Frédéric : « .../ Sans oublier / Les copains des perrons / Aujourd’hui dispersés aux quatre vents ». Ces mots de Léveillée exprimaient très bien l’intention de ma recherche: retrouver "Les copains vêtus de bleu" et nos souvenirs dispersés.

Je dois un premier merci à notre association et aux membres du conseil d’administration pour l’acceptation et le soutien de cette idée de rappel sur le football au Sainte-Marie. J’ai une reconnaissance toute particulière envers Jacques Perron et Michel Dumas. Ils m’ont appuyé et encouragé tout au long du projet. Merci aussi à Suzanne Boyd pour l’organisation de la présente soirée. L’insertion d’un événement football dans le programme de la fête annuelle est certes une belle marque de confiance à mon égard. Un merci aussi, pour celles et ceux qui ont contribué à la recherche de documents et de photographies. L’aboutissement du projet aura permis, je le constate, de réunir des anciens qui se sont perdus de vue depuis longtemps et des anciens qui sans se connaître ont porté les mêmes couleurs sur la scène du sport intercollégial. Je m’en réjouis et je vous en remercie.

Le petit cahier qui vous sera remis au sortir de cette cérémonie, je l’ai intitulé Le Sainte-Marie joue au football ; une histoire collégiale en mots, en chiffres et en photos. Ce n’est pas, à proprement parler, un ouvrage d’histoire ; ni de la petite histoire, encore moins, de la grande histoire. C’est avant tout un recueil de données brutes d’une mémoire éclatée. Il a été bâti sur un fond de photos, de coupures de journaux ainsi que divers artefacts rapaillés un peu partout.

Trop d’informations perdues, trop de personnes et d’organismes disparus, trop de souvenirs incertains, trop d’objets inaccessibles. L’objectif de former un tout harmonieux me semblait risqué. Je me suis efforcé de recoller les morceaux en scrutant d’abord dans mes propres albums et objets conservés depuis le temps du collège. J’ai élargi le champ de recherche en sollicitant le concours d’amis et d’anciens coéquipiers. Les fonds d’archives de la BANQ ainsi que ceux des Jésuites, ont permis le retraçage des calendriers et des résultats des matchs des Chevaliers et des Oiseaux bleus. De plus, grâce à l’internet, j’ai pu relire les articles et les reportages que les journaux de l’époque ont consacrés au football du Sainte-Marie. Enfin, des témoignages d’anciens liés au football collégial ont ajouté un éclairage autre sur cette aventure sportive.

En feuilletant ce petit opus, chacun pourra à sa guise, du moins je le souhaite, recréer son propre univers de l’époque. Vous aurez, aussi, l’occasion d’être tolérant envers l’auteur pour les coquilles et les erreurs qui lui ont échappé et il y en a, je les ai vu.

 

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Hommage aux premiers artisans

Dans les années ’60, le collège Sainte-Marie a établi une solide renommée sur la scène du football des collèges classiques. Ce succès il le doit à ceux qui se sont impliqués dans cette aventure. Des dirigeants jusqu’aux préposés à l’équipement en passant par les instructeurs, les joueurs, les photographes et les preneurs de statistiques tous ont mis l’épaule à la roue et contribué au succès du projet. Aujourd’hui, après toutes ces années passées, il est plus que temps de leur exprimer notre gratitude. Plusieurs n’ont pu être présents pour cette fête et trop nombreux sont ceux ayant déjà quitté pour un autre terrain de jeu. Mais pensons un instant qu’ils sont toujours là pour recevoir nos hommages et notre merci.

Ces gens du football au Sainte-Marie furent tous importants et méritants. Toutefois, quelques uns parmi eux ont joué un rôle crucial dans l’implantation du projet avec tout le succès et le rayonnement qu’il a connu. Ils sont le point de départ de l’épopée des Chevaliers bleus du collège Sainte-Marie.

Au départ, il a bien fallu que la direction du collège sous les recteurs Paul Laramée s.j. et Réal Lebel s.j. autorise l’adhésion à la ligue intercollégiale de football. Puis, elle délégua la supervision des opérations au père Gérard Delisle s.j. surnommé affectueusement ‘Tiger’ Delisle. Ce faisant, ils accueillaient avec confiance une demande insistante d’élèves pour se joindre à une ligue active depuis l’automne 1955. En compagnie du séminaire de Joliette, le Sainte-Marie entre de plein pied dans un nouvel univers sportif. Ces deux équipes fraîchement constituées deviennent ainsi des adversaires additionnels aux collèges André-Grasset, Mont Saint-Louis, Montréal, Bourget et l’école supérieure Monseigneur–Richard de Verdun. Pour se mesurer aux Kodiaks, aux Lions, aux Pandas de même qu’aux Voltigeurs et aux Pistolets, nos joueurs porteront fièrement le nom de Chevaliers bleus.

Le collège a choisi de confier la gestion du programme de football au directeur des sports Pierre Levac c.57. Il va s’acquitter de sa tâche avec efficience et efficacité. Pierre doit voir à engager le personnel d’instructeurs et de soigneurs, à acheter l’équipement nécessaire et à louer les terrains pour les entraînements et les matchs à domicile. Il lui revient, aussi, d’acheter les oranges pour la pause de la demie lors des rencontres dominicales. Il peut, pour ce faire, compter sur un budget qui accapare presque 20 pourcent de la somme totale allouée à l’ensemble des activités sportives ce, pour un sport pratiqué pendant à peine trois mois par année. Son mandat achevé, il choisira de s’illustrer sur d’autres scènes, notamment en mettant ses talents au service de ses concitoyens du comté de Hatley en tant que premier édile municipal.

Merci Pierre Levac.

Dès l’automne 1961, les Chevaliers bleus sont déjà champions mais voient leur duo d’instructeurs formé de Ernie De Bellefeuille et de Roger Hébert quitter l’équipe. Il faut donc les remplacer. Sur le conseil du soigneur de la formation, la direction des sports opte pour l’embauche d’un adjoint à Aimé Constantin alors chez les Kodiaks du Mont Saint-Louis. Arrive Jack Faichney un homme de grand charisme mais de peu de mots. Cette décision s’avérera fort judicieuse. Sous sa gouverne, nos joueurs s’offriront immédiatement le luxe de deux championnats consécutifs et un titre de vice-champions quelques saisons plus tard. La réputation du nouvel instructeur en chef est désormais bien établie. Pour preuve, le Petit Journal écrira en novembre 1963, que Jack est l’âme du club de football Ste-Marie. La Presse n’est pas en reste et affirme qu’il est celui à avoir le plus accompli pour le football amateur au cours des dix dernières années. Enfin, le Montréal-Matin, dans un reportage d’octobre 1964, le dépeint comme un éducateur et un instructeur de football de talent. Jack, demeura à la barre des Chevaliers bleus jusqu’ au passage de l’équipe du collégial à l’universitaire. Il connaîtra du succès à l’UQAM pendant les trois saisons au sein de la ligue Ottawa-St-Lawrence.

Merci Jack Faichney.

La carrière sportive des collégiens est généralement courte. Il est impératif pour la continuité d’un programme de produire une relève bien préparée et hautement compétitive. C’est ce que Gilles Pinard c.63 a entrepris dès la saison 1962. Il prend alors l’initiative de mettre sur pied un club-ferme qu’on appellera : les Oiseaux bleus. Sur cette lancée, il se démène auprès du président de ligue, le journaliste bien connu Pierre Proulx, pour créer un circuit junior. Le Sainte-Marie y fera sa marque et amènera des joueurs de talent à succéder à la première génération de guerriers. Gilles, par ailleurs, s’est impliqué dans presque tous les sports où le collège pouvait afficher ses couleurs. Son rôle d’agent auprès d’institutions américaines, en particulier la prestigieuse Université du Michigan, est moins connu. Tant au hockey qu’au football, Il a multiplié les contacts pour mousser la carrière de joueurs du collège dont le talent était prometteur. Grand amateur de sports et inspiré par la personnalité et la popularité de Perry Moss des Alouettes de Montréal, il décide de modifier son prénom en y ajoutant celui de Perry.

Merci Gilles Perry Pinard.

Le football est un sport d’équipe qui met sur la sellette un joueur en particulier : le quart-arrière. Pivot de la brigade offensive, il fait exécuter les jeux conçus, préparés par l’instructeur et répétés à satiété durant les entraînements. Il se doit de posséder un ensemble d’habiletés pour décoder l’adversaire, le feinter, passer le ballon, le lancer et courir à l’occasion. Tout ça en seulement quelques brèves secondes. De Marc Valois à Claude Brais, les Chevaliers bleus ont eu d’excellents quart-arrières. Deux d’entre eux ont cependant marqué l’histoire de l’équipe en menant les Chevaliers bleus au titre de champions. Alain Cousineau c.60 était un quart-arrière improbable. Passant de la scène au terrain de football, il débute comme porteur de ballon avant d’être muté au poste de quart-arrière. C’est à ce titre qu’il sera le joueur vedette du match final de la saison 1961. Une victoire sans équivoque aux dépens des Kodiaks du Mont Saint-Louis par le score de 25 à 13. La dynastie venait de commencer.

Merci Alain Cousineau.

Gérard Ducharme c.62 prend la relève au cours des deux saisons suivantes. Le premier automne, il montre une fiche parfaite : que des victoires. Dans la foulée, l’année suivante sera presque sans tache avec une seule défaite surprise en début de saison. Doté d’un bras canon, il pouvait avoir autant de succès comme demi offensif ou, encore, comme demi défensif. Lors du match du calendrier de 1962, Il contribuera à infliger une sévère correction aux fringants Pistolets de Joliette à l’avance trop confiants de remporter le championnat de la ligue. À sa dernière année collégiale, il récidive en menant l’équipe à une victoire de 23 à 13 aux dépens des puissants Kodiaks du Mont Saint-Louis. Sous son leadership et grâce à une solide unité défensive la fiche des Chevaliers bleus aura été de 555 points comptés contre seulement 131 d’accordés. Jim Trimble, nouvel instructeur en chef des Alouettes de Montréal, le voyait déjà comme l’avenir des francophones au football canadien. Un média de la métropole alla jusqu’à se demander s’il ne deviendrait pas le Maurice Richard du football.

Merci Gérard Ducharme.

Des quart-arrières du tonnerre mais aussi d’autres joueurs abonnés aux équipes d’étoiles de la ligue intercollégiale. Des joueurs de ligne offensive, des porteurs de ballon, des secondeurs et des demis défensifs vont se retrouver parmi l’élite de la ligue.

Un des athlètes amateurs les plus connus de l’époque, Jean Cusson c.62 s’est avéré le demi offensif battant les records. Presque toujours au sommet des compteurs, il pouvait, sans trop s’essouffler marquer 7 touchés lors d’une même rencontre. Un exploit accompli le 5 novembre 1961 lors d’une victoire écrasante de 54 à 0 contre les Pandas de l’école supérieure Monseigneur-Richard de Verdun. Ce match marqua, d’ailleurs, la fin du séjour des Pandas dans la section sénior de la ligue. Il faudra attendre la saison 1966, pour que Gilles Daoust s’alignant alors avec les Oiseaux bleus coure 390 verges et compte 55 points au cours d’un match pour revoir un exploit de même nature. Jean poursuivra une belle carrière sportive jusqu’à être embauché par une équipe de la ligue nationale de hockey.

Merci Jean Cusson.

Aussi grandes que soient leurs qualités athlétiques, les joueurs de champ arrière demeurent dépendants de ceux qui leur ouvrent le chemin vers la zone des buts. Le centre, le garde, le bloqueur voire l’ailier rapproché sont ces bagarreurs trop souvent méconnus. Ils sont, comme le veut l’expression en vogue, ceux qui livrent les batailles de tranchées face à un adversaire déterminé à stopper toute progression voire, à la faire reculer.

Chez nos champions Chevaliers bleus, ce rôle ingrat mais indispensable était celui des Gagné, Caron, Perrault, Taillon, Durette pour n’en nommer quelques uns. Jean-Pierre Beaudry c.62 était le bloqueur de droite sur la ligne offensive. Puissant et rapide, il dégageait la route qui allait vers la zone payante. Si comme au hockey, on accordait des points au blocs clés lors d’un touché, Jean-Pierre en aurait accumulé beaucoup. Toujours nommé sur l’équipe d’étoiles, il pouvait à l’instar d’autres vedettes collégiales penser à accéder à une carrière professionnelle. Athlète accompli, il a aussi contribué largement au rayonnement du collège dans d’autres sports.

Merci Jean-Pierre Beaudry.

Du côté gauche de la ligne offensive officiait un autre redoutable bloqueur, Jean Boudreau c.62. Tout comme son collègue du côté droit, il intimidait les défensives adverses. Grand, fort, rapide, il bousculait aisément les défenseurs adverses comme il le faisait avec ses coéquipiers de l’unité défensive durant les pratiques au parc Jarry. Ce gentil géant, savait, en plus, exécuter les bottés de précision et d’envoi. À l’occasion, il pouvait être appelé à contrer l’offensive adverse comme secondeur intérieur. Après sa carrière collégiale, Jean Boudreau se joindra au Gee Gee’s de l’université d’Ottawa pour, à nouveau, trois autres championnats consécutifs.

Merci Jean Boudreau.

Les dirigeants, les instructeurs, les joueurs et le personnel de soutien sont connus et on se souvient d’eux. En revanche, les supporteurs n’ont pas de chandail numéroté, pas de casque et pas de souliers à crampons. Ils n’ont que leurs voix pour manifester leur appartenance à leurs équipes. Par temps maussade et froid comme par temps de canicule automnale, ils doivent faire preuve de détermination, d’endurance et d’amour. Trop anonymes, sauf pour Marie-Claire dite ‘la mère à Marsan’, ils sont un rouage important de la renommée de leur équipe. Sans elles, sans eux, les victoires sont moins étincelantes et les défaites encore plus amères. Notre président Jacques Perron c.63 fut un de ces loyaux partisans et il a bien voulu les représenter.

Merci Jacques et merci à celles et à ceux qui nous ont fidèlement suivis de Shawinigan à Valleyfield en passant par Rigaud.

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Album de photos de la Commémoration du football au CSM

Clip vidéo -

prestation des meneuses de claques invitées

Article du Journal de Montréal, 27 mai 2022

Autres souvenirs (photos & documents) sur le football au CSM

Compte-rendu et autres photos

de l'Assemblée générale et du Cocktail

Crédits pour les photos : François Renaud, C. 67, Luc Pilon, C. 64, Jean-Pierre Beaudry, C. 61, et Michel Dumas, C. 64,

ainsi que Roger Paquette, C. 71 et Pierre Tremblay, C. 66

 

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